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Joyce Dumais
Soudeuse

Joyce DumaisSoudeuse à Syncrude Canada Ltd., Mildred Lake, à Fort McMurray (Alberta). Joyce Dumais, membre de la Première nation no 468 de Fort McMurray a fait ses débuts dans l'industrie minière comme auxiliaire au soudage il y a dix ans. À l'époque, Joyce savait que les auxiliaires soudeurs étaient très en demande, et elle a donc décidé de suivre cette voie professionnelle. Elle a suivi une formation depuis pour devenir compagne d'apprentissage en soudage. En fait Joyce a été la première femme diplômée du programme d'apprentissage autochtone de l'Alberta et elle n'a pas l'intention de s'arrêter là! 

Joyce est certainement une femme qui a la volonté de réussir. Ses projets professionnels les plus immédiats comprennent un apprentissage du contrôle de la qualité dans le secteur minier mais, à plus long terme, elle aspire à travailler avec des personnes autochtones. Elle veut aider les gens des Premières nations à obtenir leur diplôme d'études secondaires et à suivre des programmes d'apprentissage et aller à l'université. Joyce a l'expérience pratique de l'industrie minière et sait qu'il y a de nombreux emplois disponibles pour les Autochtones désireux de travailler dans le secteur, et elle veut aider.

Son parcours n'a pas été des plus faciles. Joyce a dû mettre toutes ses compétences en gestion du temps à l'œuvre afin de pouvoir élever deux enfants tout en travaillant des quarts de 12 heures à une heure de distance de chez elle. Lorsque ses enfants étaient encore jeunes, il lui arrivait souvent de devoir les laisser avec la gardienne à 4 h du matin pour pouvoir arriver à l'heure pour son quart. À présent que ses enfants sont des adolescents, il est un peu plus facile de conjuguer le temps qu'ils passent ensemble avec les exigences professionnelles.

Joyce a dû faire face à sa bonne part de préjugés en tant que femme autochtone apprentie travaillant dans une industrie à prépondérance masculine. Mais, selon elle, le milieu de l'industrie minière a  changé en mieux. C'est devenu un environnement plus sain dans lequel travailler. Pour composer avec l'adversité à laquelle elle a dû faire face au début de sa carrière, Joyce a désormais appris à se défendre toute seule et àtravailler pour transformer ses rêves en réalité sans se laisser décourager par les autres. Elle est  extrêmement déterminée et il lui reste un tas de rêves à faire matérialiser au-delà des réalisations  importantes qui font déjà partie de ses acquis.

L'horaire de Joyce (des quarts de 12 heures pendant quatre jours suivis, ensuite cinq jours de congé, ensuite cinq jours de travail suivis et quatre jours de congé) lui laisse la garantie de pouvoir avoir au moins deux fins de semaine par mois, ce qui lui permet de passer du temps avec ses enfants quand ils ne vont pas à l'école. Joyce aimerait bien s'impliquer davantage dans la culture autochtone et que davantage de pow-wows soient organisés dans sa région. Si un pow-wow devait être organisé dans sa localité natale, Bonnyville au sud de Fort McMurray, elle affirme que des milliers de personnes y participeraient. Elle espère qu'il y aura un jour davantage d'activités culturelles à Fort McMurray. « Peu importe à quel point on se sent petit ou insignifiant en ce moment. Il faut toujours rêver en grand. Penser en grand. Si vous restez positif et gardez l'esprit ouvert et que vous vous défendez tout seul, vous finissez par avoir ce que vous voulez : vous atteindrez vos buts. Moi je n'en suis pas encore là, et je ne me contente pas d'être une soudeuse. Moi aussi je me suis fixée des buts. » Joyce Dumais